L’absinthe fait partie intégrante de la médecine traditionnelle asiatique, africaine comme européenne. Son nom scientifique est Artemisia absinthium et elle s’appelle communément armoise amère, herbe sainte ou encore herbe aux vers. Elle fait partie de la famille des Astéracées et est réputée pour son essence aromatique et une liqueur très prisée au début du 19 ème siècle, maintenant interdite. Si la « fée verte ou bleue » avait des effets délétères, qu’en est-il de la plante en phytothérapie ? D’ailleurs, d’autres plantes médicinales issues de milieux tropicaux, comme le buriti, sont également reconnues pour leurs applications thérapeutiques de buriti dans diverses cultures traditionnelles.
Quelle est la composition de l’absinthe ?
- acides et alcools sesquiterpéniques : souvent des propriétés anti-inflammatoires et stimulantes, antimicrobiennes,
- lactones sesquiterpéniques : comme l’absinthine, l’artabsine qui stimulent l’activité de l’estomac de manière réflexe,
- des polyphénols : flavonoïdes (quercétol, kaempférol, riches en antioxydants, stimulants de la défense immunitaire, anti-inflammatoires) et des tannins (antibactériens, antiseptiques, astringents, anti-inflammatoires),
- coumarines : anti-inflammatoires, vasotoniques et vasodilatatrices,
- saponosides : expectorantes, parfois immunomodulantes,
- polysaccharides : arabinogaltactane, bénéfique au système immunitaire,
- huile essentielle : à cétones terpéniques, comme la thuyone (toxique neurologique entraînant des risques de convulsions) et le camphre. Présence d’alcool monoterpénique comme le 1.8 cinéol et de linalol, aux propriétés antibactériennes,
Quelles sont ses indications thérapeutiques ?
- redonner du tonus : lutte contre la fatigue, convalescence,
- apaiser les nausées : mal des transports,
- diminuer les troubles digestifs et intestinaux : stimule les sécrétions gastriques et ouvre l’appétit, aide à expulser les gaz, calme les douleurs biliaires et intestinales, peut améliorer les symptômes de la maladie de Crohn, vermifuge, antiparasitaire,
- désinfecter et soulager : cicatrisation des plaies, piqûre d’insecte,
- réguler le cycle menstruel : aménorrhées et dysménorrhées,
- faire baisser la fièvre : fièvres intermittentes.
Sous quelle forme cette plante médicinale est-elle utilisée ?
- tisane : faire bouillir 2 à 4 grammes de plantes sèches dans une tasse d’eau, filtrer, prendre 30 minutes avant ou après les repas.
- décoction : tremper 30 g de plante dans de l’eau pendant 24 heures puis faire bouillir 20 minutes, filtrer, appliquer sur la peau.
- poudre : 2 à 3 g le matin,
- teinture-mère : 10 à 30 gouttes dans un peu d’eau, 2 à 3 fois par jour.
- huile essentielle : usage déconseillé.
Quelles sont les précautions à prendre ?
Toujours prendre l’avis d’un professionnel de santé car l’automédication peut entraîner des risques.







